"Petit et le vélo du Diable 6 "

Publié le par JPL du Var

PETIT ET LE VELO DU DIABLE 6

Petit ne dormit pas, presque pas...

Il découvrit toutes les heures de la grande aiguille.

Les heures découvertes étaient fatigantes.

Petit ne dormit pas parce qu'il pensait trop fort.

Il savait, comme tout le monde d'ici et d'ailleurs

Que penser trop fort énervait le sommeil.

Un monsieur en gris, qu'il n'avait jamais vu.

Un monsieur en noir qu'il avait déjà vu, de loin.

Un vélo noir, celui du monsieur et du Diable.

Une automobile cachée sur la route de derrière.

Et des bruits, et des mots, comme des cris..

Ce n'était pas normal, pas dans les habitudes d'ici.

Mais surtout, quelque chose obsédait sa tête.

Amie! On ne la voyait plus. Elle avait disparu.

Et si ce Diable et ce Gris lui avaient fait du mal ?

Il ne voulait plus penser. Pas en regardant les aiguilles.

Au moment du matin tôt, il pensait encore et toujours.

Il pensait à des choses qu'il devait demander.

Mais demander à qui ? Qui savait ?

"Petit, tu es contrarié ! Dis moi quoi.

Tu n'as pas bien dormi ?"

Petit, assis devant son bol de chocolat,

Regardait et écoutait la maman avec des yeux vidés.

Aujourd'hui, le papa était là aussi.

Ce n'était pas tous les jours. Pas souvent..

Le reste de la famille de Petit n'habitait plus là.

"C'est vrai ça, mon gamin. Tu as un problème ?"

Mais Petit ne pouvait rien dire de tout ça.

Il ne savait pas les mots pour expliquer tout ça.

Des mots que personne ne comprendrait et ne croirait pas.

"Non,je...Un petit peu malade. Mal dans la tête.

Je vais sortir un peu à l'air de dehors."

"Mais ça fait plusieurs jours que tu restes dehors.

Tu restes dans ta cachette ? On sait que tu as une cachette.

Il n'y a pas de danger pour toi, là bas ?"

Petit savait bien qu'ils savaient. Mais pas où!

Enfin, il était presque sûr qu'ils ne savaient pas où.

"Non,non. C'est bien. Je suis bien. Je regarde.

Je fais attention. Tout va bien"

" Ne va jamais du côté tout près du vieux château !

C'est dangereux. Tout le monde le dit"

Petit dit les mots rassurants qu'il trouvait.

Il prit son grand sac avec de tout pour la journée.

Pour boire. Pour manger. Surtout les jumelles..

Et il reprit son chemin de tous les jours de maintenant.

Sa maman et son papa lui dirent au revoir, avec de l'inquiétude.

Petit était un garçon sage, gentil, poli et obéîssant.

Là bas, c'était son endroit préféré pendant les vacances.

On ne pouvait pas lui dire qu'il ne pouvait pas y aller.

Sa cachette l'attendait depuis le soir d'hier.

Jamais il n'était resté quand le noir était là.

Sa maman et son papa l'auraient disputé.

"Bonjour, c'est moi. Tout va bien ?"

Tous les jours, en arrivant , il pensait en disant ça.

A tout ce qui était là, dans sa remise cachée.

"Aujourd'hui, je ne vais plus penser que j'ai peur.

Je veux aller voir là bas. Un peu près du château.

Le plus près que je peux.

Je pense trop à Amie. Ca me fait trop mal.

Je vais attendre un peu, et regarder avec les jumelles."

Aujourd'hui, le Soleil avait avalé tous les nuages.

Il faisait beau. C'était bien pour regarder.

Pour écouter les bruits aussi...

Après quelques heures et minutes, il y eu un bruit !

C'était un bruit comme hier. Un bruit d'automobile.

Les jumelles s'enfoncèrent dans ses yeux.

Tout le château du Diable était rentré dedans.

Et il vit le monsieur en costume gris, tout seul.

Il venait d'arriver du loin.Il regarda vers lui et chez lui.

Et il disparut derrière un mur.

Il avait regardé vers sa cabanette, et vers lui !

Derrière les jumelles, Petit était devenu tout blanc.

Il ne bougeait plus. Il ne pensait plus.

Ni tout haut, ni tout bas. Il avait très froid.

Il restait tout droit debout, caché par les jumelles.

Il ne respirait plus. Plus beaucoup. Sans aucun bruit.

Plus rien ! Il ne se passait plus rien depuis tantôt

Petit avait mal aux jambes, aux bras, à la tête...

Une des chaises s'avança pour l'aider à s'asseoir.

Mais ses yeux restaient bloqués dans les jumelles.

Ils commençaient aussi à avoir très mal, ses yeux !

L'heure qu'il était, il savait un peu.

C'était le Soleil qui lui disait.

Le Soleil disait que c'était la moitié de la journée.

Ou un peu plus, déjà !

Ses bras et ses mains ne pouvaient plus tenir.

Les jumelles devraient bientôt se retirer.

Quand Petit poussa un grand cri dans son ventre.

Le monsieur gris était sorti des murs !

Il regardait vers lui. Il commença à marcher vers lui...

A suivre, ben oui....

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Commenter cet article

Philippe 15/08/2015 11:27

Bonjour J-Pierre, une jolie histoire... merci !
La météo n'aide pas en effet la reconstitution de l'histoire de Moneuse, mais bon le public sera présent. Amitiés.

Laret 15/08/2015 11:57

Bah, ça ira mieux après 5 heures ! De toute façon, j'y vais, et à vélo.....Merci pour l'histoire de mon "Petit". C'est pas fini. Mais, comme d'habitude, ça finira bien pour tout le monde....