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4 Novembre 2016
"L'hôpital psychiatrique abandonné"-----Chapitre 9
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A l'entrée de la salle principale de l'autorité communale,
Echange de mots polis, et mains qui se serrent.
Beaucoup de gens s'installèrent autour de la grande table.
Il y avait ceux qui étaient chez Ana, avec le curé et le docteur...
Et plusieurs nouveaux inspecteurs, pour se montrer.
Après les quelques moments de divagations diverses et flottantes,
Le premier se leva, bien droit, avec tout ce qu'il avait de sérieux.
-"Mesdames, messieurs, nous allons commencer..
Nous devons discuter de tout ce qu'il vient de se passer.
De ce que nous savons. De l'enquête sur ce crime sanglant.
Et décider pour le jour de l'expédition qui était prévue.
Dans ce vieil hôpital, qui nous préoccupe."
-"Qui nous terrifie serait plus exact!!"
Répondit aussitôt et vigoureusement Ana.
-"Nous sommes d'accord avec le principe de cette expédition.
Avec les mêmes personnes volontaires, qui s'étaient préparées.."
Ana se plaçait au centre de ce qui était important....
Chacun, ou presque, en fait pas beaucoup, donna son avis.
Une enquête venait de commencer, sur un enlèvement par ambulance,
Et sur la main découpée du premier inspecteur.
Il y avait aussi l'enquête, en cours depuis longtemps, maintenant
Sur un dangereux criminel tortionnaire, et ses complices,
Que le DISRID, avec d'autres, poursuivait, sans le trouver..
Mais qu'un indicateur furtif semblait avoir localisé
Ici, là bas, dans cet "Hôpital psychiatrique abandonné",
Sans doute, bien installés, cachés et protégés..
Tout ce que le DISRID connaissait sur cet individu,
Les autres participants, en principe, l'ignoraient. C'était secret!
Il devenait évident que maintenant, ils devaient savoir, tout..
Ils apprirent ainsi les faits horribles attribués à ce dangereux personnage.
-"Nous ne sommes pas favorables à rentrer dans ce domaine!
Pas assez de preuves. Trop de risques pour les volontaires.
Il s'agit d'une propriété privée et protégée...
Ne mélangez pas tout non plus! Il y a deux énigmes curieuses.
D'une part, ces vieilles légendes, plus ou moins folles,
Sur cet ancien hôpital , depuis sa fermeture. Et, même, avant.
Ces vieilles histoires qui terrorisent le village, à tort ou à raison.
D'autre part, il y a des événements réels et récents.
Des indices nous font penser que ce personnage et ses complices,
Personnage qui serait, quel curieux hasard, un médecin psychiatre,
Que l'inspection poursuit depuis longtemps, pourrait être là.
Savez-vous que ce criminel est , aussi, appelé "le découpeur"!
On nous a envoyé la main découpée de notre premier inspecteur ici.
Une petite expédition d'explorateurs ,pas qualifiés, presque touristique,
Ne servirait, vraisemblablement à rien. Et pourrait être dangereuse.
On a besoin d'une troupe de professionnels armés
Pour investir votre hôpital psychiatrique abandonné,
Qui ne l'est peut'être plus du tout! Je dis bien peut'être..."
Celui qui semblait le plus chefs des inspecteurs arrivés en dernier,
Avait prononcé son discours dans un silence de mort.
Il oubliait le mystérieux et malheureux évadé, le premier de cet endroit.
-"Et si je recevais un pied découpé par colis postal?"
Le silence de cadavre qui suivit devint écrasant.
Mais aussi, l'indignation, l'incompréhension, la colère.
Ces mots avec le pieds avaient été prononcés par Marie.
L'étrange et peu acceptée fille d'un architecte inconnu.
Sa tête baissa alors le regard en dessous de la table.
Cette remarque stupide et plus, se sauva par une fenêtre ouverte.
Plus personne de cette trop nombreuse assemblée disparate
Ne prit encore l'initiative de demander la parole après tout ça.
Le temps qui passait, commençait à faire briller l'inutile.
Ce sommet devenait interminablement haut et long..
Maintenant que le plus haut était atteint, il fallait redescendre.
A partir de ce moment et désormais,
Il y avait bien assez eu de discussions , un peu et souvent, sans intéret..
L'impatience, très irritée, prit l'initiative et le pouvoir.
On partait. On partait le plus tôt possible. Demain..
Matériel, équipement, lampes, appareils, tout attendait, bien rangé.
-"Mesdames, messieurs, demain, avant le Soleil, je pars.
Avec toute l'équipe qui est volontaire, et qui attend!"
Ainsi, Ana mit fin aux débats sans fin possible, comme tous les débats..
-"Oui, mais nous ne sommes pas..."
-"Vous n'êtes pas quoi, monsieur le fonctionnaire-inspecteur?"
Le ton de la voix d'Ana avait grimpé sur l'échelle des tons.
Furieux, les envoyés du DISRID quittèrent la salle, sans politesses.
Les autres, après eux, éteignèrent tout. Et les lieux se vidèrent.
Avec des mots de politesse, ou d'autres, moins polis..
Avec des mains qui se rencontraient, ou s'évitaient...
Le Premier, pas satisfait, et surtout, un peu vexé,
Se retrouva dehors, avec les clefs pour les serrures.
Il pensait tout bas, comme ses seconds, comme le chef des agents,
Que Ana décidait tout, toute seule avec ses complices.
Que ce n'était pas normal. Que c'était ridicule et dangereux.
Maintenant, on attendait partout l'heure d'avant le Soleil,
Qui commença à montrer qu'il arrivait...
Enfin, l'heure d'avant le Soleil, l'heure du départ, était arrivée!
A suivre