Petit et le vélo du Diable 8

Publié le par JPL du Var

"PETIT ET LE VELO DU DIABLE 8"

Le temps,les aiguilles et le Soleil avançaient vers le noir.

Petit voyait des ombres qui l'interrogeaient,

Qui dansaient en gesticulant entre le maître et lui.

Il ne comprenait pas. "Le château il est à toi..."!

Il n'avait certainement pas bien entendu. Ni écouté.

Le monsieur Maître regardait sur son premier bras,

Les aiguilles, la petite et la grande, dans une montre qui brillait.

"Tu sais, Petit, j'ai beaucoup à t'expliquer,

Avec aussi des papiers qui sont dans le cartable

Mais l'heure s'est déjà beaucoup avancée...

Et je n'aurai pas le temps maintenant aujourd'hui.

Tu ne dois pas avoir peur de moi, au contraire.

Je suis là pour t'aider à comprendre qui tu es,

Et ce qui te revient à toi. Ce qui est à toi.

Aussi, après, je devrai parler à ta maman et à ton papa.

Tu vas retourner chez toi, et bien te reposer.

Demain, au matin, je te demande de revenir ici.

Je reviendrai aussi et je commencerai avec le début de ton histoire."

Le Maître qui était le notaire, se mit tout debout.

Il avança son bras et sa première main.

"Au revoir", qu'il dit, parce qu'il s'en allait

"Et ne pense plus à tout ça !" C'était difficile de ne pas penser.

Le vieux château. Il n'avait jamais été dedans.

Le vélo du Diable et du monsieur en noir.

Amie qui était partie dans le château.Elle était où?.

Pourquoi ce monsieur Maître, si important,

Voulait parler à lui, qui n'était pas important.

Il n'était que Petit. Personne d'autre qu'il connaissait.

Et sa maman, et son papa, ils étaient importants ?

Il retourna chez lui avec la tête et les pieds dans les nuages.

La nuit fut longue, mais surtout très courte.

Le matin n'était pas encore tout à fait réveillé.

Le début du Soleil et Petit arrivèrent en même temps.

Assis sur sa chaise d'hier, il se colla aux jumelles.

Le matin du notaire commençait plus tard

Parce qu'il était quelqu'un d'important..

Bientôt le bruit du moteur de l'automobile

Secoua les murs du château, et tout à côté.

Les jumelles accompagnèrent le maître jusque sa cabanette.

"Bonjour Petit.."

Il avait dit Petit avec le bonjour. Il aimait bien.

Le notaire s'assit aussi sur sa chaise d'hier.

Avec le même cartable, couché sur la table.

Un claquement sec l'ouvrit tout en grand.

A l'intérieur, il semblait qu'il y avait beaucoup de papiers.

Des feuilles, ou des cahiers, avec tout plein d'écritures.

Des dessins, des lignes, et même, un livre.

Le notaire de la ville sortit beaucoup de choses,

Qu'il regardait. Qu'il montrait à Petit.

Sa bouche, ses lèvres, s'ouvraient et se fermaient.

Pour laisser sortir des mots et des histoires.

Les yeux de Petit, ouverts en grand et en rond

Entendaient tout ça. Sans un geste, sans un bruit,

Sans aucune étincelle. Il n'y avait rien dedans

Il n'y avait rien sur les joues et le front de Petit.

Sa bouche était ouverte, un peu. Mais elle était vide.

Après un moment, assez long, le notaire de la ville

Regarda au dessus de son papier, vers les yeux de Petit.

Il comprit alors que Petit entendait et écoutait.

Mais que rien ne rentrait et ne restait dans sa tête.

"Mon cher Petit, tu n'aurais pas ici, s'il te plait,

Un quelque chose pour boire toi et moi ?"

Il y avait des verres, vieux, et de l'eau, et du sirop.

Le notaire de la ville avait beaucoup parlé. Il avait soif.

Après le verre de sirop, il arrêta de dire des mots importants.

Le cartable noir se referma avec tous les papiers du maître dedans.

"Ecoute Petit, je t'aime bien, et je te connais bien maintenant.

Tout ce qui est là dedans, c'est pour toi.

Mais c'est trop tôt. Tu n'es pas prêt pour tout ça.

Je dois, avant, rencontrer et parler

Avec ta maman et ton papa de maintenant.

Tu sais, tu es un monsieur très important..

Je voudrais les entendre assez vite, avec le téléphone"

Mais, chez Petit, il n'y avait pas le téléphone.

"Quand tu vas rentrer dans ta maison,

Tu leur diras que je viendrai demain, au matin.

Il sera neuf heures, ou un peu plus.

Tu leur diras. Tu leur diras que c'est important.

Tu leur demanderas d'essayer de rester à leur maison.

N'oublie surtout pas !Je dois retourner à mon bureau.

Au revoir, et à demain, le matin."

Il secoua une main de Petit. Avec un beau sourire.

Petit le suivit avec ses yeux tout seuls, sans les jumelles.

Il entendit derrière le château le moteur de l'automobile.

il n'avait entendu aucun mot,

Aucun mot qui parlait d'Amie, ou du vélo noir, ou du reste.

Aucun mot n'était resté chez lui pour se souvenir.

Sauf quelque chose que le maître notaire avait dit.

"Tu es un monsieur très important..."

Publié dans conte

Commenter cet article

Paulo8938 03/09/2015 10:14

Bonjour
Alors vivement vendredi !
Bonne journée
jp

Laret 03/09/2015 11:34

Merci, bonne journée à toi aussi..

Paulo8938 02/09/2015 11:08

Bonjour ensoleillé depuis le Morbihan.
Super un nouvel ordi tu vas pouvoir nous faire plus facilement de superbes articles !
Bonne journée
jp

Laret 03/09/2015 09:23

Je l'ai pas encore...Comme j'y connais pas grand chose en informatique, faudra que le vendeur, qui viendra l'installer (c'est un d'occasion, mais je lui fais confiance!) m'explique bien tout...En tout cas, je l'espère, fini de "galérer". Ce serait pour vendredi. Chuis tout excité !! Bonne journée....

FéeLaure♥ 30/08/2015 08:03

Merci pour ce nouveau conte Jean-Pierre
Bon dimanche ☼
Bises

Laret 30/08/2015 08:28

C'est moi qui te remercie...La fin approche. Elle sera heureuse, comme dans les contes. La vie n'est pas toujours un conte ! Bises et bon dimanche, Jean-Pierre

Bernieshoot 28/08/2015 15:40

un conte original

Laret 29/08/2015 08:50

Merci beaucoup.......La "chute" approche ! La fin sera heureuse. Car il s'agit d'un conte !! Bonne journée, Jean-Pierre